Vinyle crooner : Sinatra, Nat King Cole et les grandes voix en 33 tours
Les crooners en vinyle : une musique née pour le microsillon
Le vinyle crooner a une logique historique : le crooning s'est développé avec le micro électrique, qui permettait de chanter doucement, presque à l'oreille, et il a atteint son sommet au moment où le 33 tours s'imposait. Les grands albums de Frank Sinatra ou de Nat King Cole ont été pensés comme des disques entiers, avec une ambiance tenue d'un bout à l'autre. Cette collection réunit les voix classiques, de Bing Crosby à Dean Martin, Tony Bennett, Johnny Mathis ou Peggy Lee, et leurs héritiers comme Harry Connick Jr., Michael Bublé, Jamie Cullum ou Josh Groban.
Les albums de crooners à connaître
Chez Frank Sinatra, la période Capitol des années 50 est parmi les plus recherchées : « In the Wee Small Hours » (1955) pour les ballades nocturnes, « Songs for Swingin' Lovers! » (1956) pour le swing avec les arrangements de Nelson Riddle. « Love Is the Thing » de Nat King Cole (1957) reste une référence du disque orchestral, et « I Left My Heart in San Francisco » de Tony Bennett (1962) un classique de Columbia. Dean Martin, Bing Crosby et Johnny Mathis ont aussi laissé des albums de Noël qui reviennent chaque hiver en réédition. Côté héritiers, Tony Bennett a enregistré « Cheek to Cheek » (2014) avec Lady Gaga.
Pressages d'époque ou rééditions : comment choisir ?
Les albums des années 50 existent souvent en mono d'abord : le 33 tours stéréo n'arrive sur le marché qu'en 1958. Pour ces disques, la version mono d'origine est souvent celle que les amateurs préfèrent, et plusieurs rééditions récentes la proposent. En occasion, les pressages d'époque Capitol, Columbia, Reprise ou Verve se trouvent encore à des prix raisonnables, mais vérifiez l'état des sillons, souvent usés par des platines d'époque. Pour une écoute régulière, une réédition récente sur disque neuf évite les craquements. Regardez sur la pochette si elle vient des bandes d'origine ou d'une source numérique.