Vinyle musique classique : pressages, labels et enregistrements clés
Pourquoi écouter la musique classique en vinyle ?
Ce rayon consacré au vinyle de musique classique couvre tout le répertoire, de la musique ancienne et baroque à la musique contemporaine, en passant par les symphonies, les concertos, les sonates, les récitals et l'opéra. Le 33 tours et le classique ont une histoire commune : c'est notamment pour faire tenir une œuvre longue sur un seul disque que Columbia lance le microsillon en 1948. Les grandes années de la stéréo, des années 50 aux années 70, ont laissé un catalogue d'enregistrements de référence qui circulent encore largement en vinyle.
On y croise aussi bien de grands chefs disparus, comme Bernard Haitink ou André Previn, que des interprètes actuels comme Sir Simon Rattle, Leif Ove Andsnes, Alexandre Tharaud ou Magdalena Kozena. Pour un même enregistrement, chaque fiche compare les offres de plusieurs marchands partenaires, en neuf comme en réédition. Le prix d'un même enregistrement peut varier sensiblement selon l'édition et le marchand.
Pressage original ou réédition : bien choisir un vinyle classique
En classique, l'étiquette dit beaucoup. Les collectionneurs recherchent les « tulip » de Deutsche Grammophon, les « wide band » de Decca, les « shaded dog » de RCA Living Stereo ou les disques Mercury Living Presence, réputés pour leurs prises de son. Ces originaux se trouvent surtout d'occasion, à des prix très variables. Quand ils deviennent inaccessibles, les rééditions audiophiles de Speakers Corner et d'Analogue Productions, ou la série « The Original Source » de Deutsche Grammophon, gravée à partir des bandes analogiques, sont d'excellentes alternatives.
- l'enregistrement exact : chef, orchestre, soliste et année
- stéréo ou mono pour les enregistrements des années 50
- les coffrets d'opéra complets, livret compris
- l'état des faces : les passages très doux font ressortir le moindre craquement
Quels enregistrements de référence connaître ?
Quelques enregistrements servent de repères : les « Variations Goldberg » de Bach enregistrées par Glenn Gould en 1955, la « Tosca » de Maria Callas dirigée par Victor de Sabata (enregistrée en 1953), l'intégrale des symphonies de Beethoven par Herbert von Karajan chez Deutsche Grammophon (enregistrée en 1961-1962, coffret paru en 1963), ou « L'Anneau du Nibelung » de Wagner par Georg Solti chez Decca, premier « Ring » enregistré intégralement en studio. En baroque, John Eliot Gardiner, avec The English Baroque Soloists et The Monteverdi Choir, a marqué l'interprétation sur instruments d'époque.
La musique contemporaine et minimaliste a aussi ses classiques en vinyle : « Tabula Rasa » d'Arvo Pärt, paru chez ECM, ou « Music for 18 Musicians » de Steve Reich, deux œuvres pensées comme un tout, qui se prêtent particulièrement bien à l'écoute d'une face entière sans interruption. Philip Glass et Max Richter prolongent cette veine, très présente dans les sorties vinyle récentes.
Symphonies, opéra, baroque : les sous-collections
Le rayon se décline par forme et par époque : classique symphonie, classique concerto, classique sonate, classique récitals, opéra / opérette / chant lyrique, messes / requiems / passions, liturgie, ballets, musique ancienne, musique baroque, musique romantique, musique contemporaine et musique minimaliste. Pour débuter, partez d'une œuvre que vous aimez et comparez plusieurs versions : en classique, le choix de l'interprète et de l'enregistrement compte autant que celui de l'œuvre.