Formé à Jonquière, Québec, en 1982 par le chanteur Denis « Snake » Bélanger, le guitariste Denis « Piggy » D’Amour, le bassiste Jean-Yves « Blacky » Thériault et le batteur Michael « Away » Langevin, Voivod a enregistré une série de démos avant d’attirer l’attention de Brian Slagel et de signer un contrat avec Metal Blade Records. Le résultat fut le premier album du groupe, « War And Pain », sorti en août 1984. À l’époque, les quatre membres partageaient un appartement à Montréal, vivant avec 150 dollars d’aide sociale par semaine. Ayant déjà quitté l’école, ils étaient libres de répéter presque tous les jours, ce qui a conduit à la création de leur deuxième album, « Rrröööaaarrr ». Pendant l’enregistrement de l’album, presque tout leur matériel a été volé dans la salle de répétition. Pour réunir des fonds, le groupe, avec leur manager Maurice Richard, a organisé le légendaire festival « World War III ». C’est là qu’ils ont rencontré Karl-Ulrich Walterbach, qui a convaincu Voivod de signer pour son label Noise Records. « Rrröööaaarrr » a finalement vu le jour en mars 1986. Avec des morceaux comme « Ripping Headaches », « Thrashing Rage » ou l’ultime « To The Death! », il reste à ce jour l’un des albums les plus extrêmes de Voivod. Ce n’était pas une écoute facile. « Vers 1985/86, nous avons vraiment accéléré le rythme de notre musique », déclare Michael Langevin dans le livre « Damn The Machine. The Story Of Noise Records » de l’auteur américain David E. Gehlke. « Je pense que tout le monde essayait peut-être de surpasser Slayer. Je ne sais pas pourquoi – je pense que nous étions peut-être un peu plus rapides que ce que nous pouvions atteindre musicalement. […] Le jeu était un peu rapide, mais c’est étrange parce qu’à ce moment-là, je me souviens qu’en répétant « Rrröööaaarrr » dans le local, je pensais que c’était la meilleure chose. C’est bien quand on a ça – il y a toujours un stade où le groupe se sent invincible. » Étant indisponible depuis un certain temps, cette édition ultime du deuxième album de Voivod vous donne l’occasion de juger par vous-même si « Rrröööaaarrr » est vraiment le meilleur travail des Canadiens ou non. 1. Korgüll The Exterminator 2. Fuck Off & Die 3. Slaughter In A Grave 4. Ripping Heaaches 5. Horror 6. Thrashing Rage 7. Helldriver 8. Build Your Weapons 9. To The Death!