De la rencontre entre Claude Tchamitchian et Vincent Lê Quang, on retient d'abord un son, une épure que tracent la voix profonde de la contrebasse et les lignes toujours claires du saxophone.De leur répertoire de compositions originales, la singularité des caractères qui offrent cette matière dense qu'il fait bon creuser : en écoutant, en improvisant, d'une écoute sereine qui sait accueillir le silence. Quelle autre musique que ce Jazz, musique de l'hybridation par excellence, pouvait mieux révéler les racines ducontrebassiste et du saxophoniste ?Si ces racines nous ramènent à bien des blessures du monde (Arménie, Vietnam), il faut aussi les penser comme sources vives et secrètes, "Silent Springs", qui irriguent le chant d'une musique toujours prête à prendre son envol.