TVAM est de retour avec l'annonce de son nouvel album, Ruins, qui sortira en vinyle transparent le 27 février chez Invada Records. Suite à High Art Lite, Ruins est un album empreint de deuil, de réflexion et de transformation ; un disque qui capture à la fois le poids de la perte et l'étrange beauté qui l'accompagne. Composé après une pause volontaire dans l'écriture de chansons, il représente un changement de perspective pour Joseph Oxley. « Je voulais prendre du recul par rapport à ce que je pensais devoir faire », explique-t-il. « Le pire conseil qu'on puisse vous donner, c'est : "Si ça marche, on ne touche à rien." En réalité, tout est toujours cassé. Il faut toujours réparer. » Au fond, Ruins explore la perte non pas comme un vide, mais comme une présence, quelque chose qui remodèle le monde qui nous entoure. Oxley se confronte aux dualités de l'expérience humaine : la tension entre le dit et le non-dit, entre humanisme et nihilisme, public et privé, désespoir et acceptation. « L’espoir et le désespoir ne s’annulent pas », dit-il. « Ils peuvent coexister – c’est ce qui donne à l’ensemble son authenticité. » TVAM façonne une œuvre qui touche à nos souvenirs tout en jouant avec nos peurs, créant un univers où la diffusion devient performance. Depuis la sortie de son premier album, Psychic Data, né dans un petit studio de chambre à Wigan, TVAM ne cesse de redéfinir le son et la spectacularité que représente l’emprise de la nostalgie sur la vie moderne, de l’énergie communicative de “Porsche Majeure” à la dimension politique de “Semantics”. Sa musique a été diffusée sur BBC 6 Music et a figuré dans des émissions télévisées, notamment la série à succès Succession. Musicalement, Ruins est un album ample et immersif. Sombre mais magique, il est rempli de synthétiseurs saturés de réverbération, de textures fragmentées et de caisses claires percutantes. Les guitares se déploient avec une retenue nouvelle, laissant place à l'atmosphère et à l'émotion. Les textures sonores de “Broken Reality” se mêlent à des rythmes entraînants, évoquant l’aspect cinématographique de The Sisters of Mercy à l'époque de Floodland, et la mélancolie mélodique de The Cure à l'époque de Disintegration. Le résultat est un album qui trouve la beauté dans la dissonance et la lumière dans les décombres.