L'enfance, l'Afrique, la route, les Grammy Awards, l'au-delà et un piano à perte de vue.la pochette résume la vie et les préoccupations de Stevie Wonder, musicien béni qui a goûté aux pires difficultés comme aux plus grands honneurs. C'est dans un état d'esprit apaisé, après le brûlant Innervisions, qu'il aborde sa nouvelle ouvre. Un disque de transition, qui revient à ses thèmes de prédilection et réunit sa famille musicale habituelle : les choristes Jim Gilstrap, Deniece Williams, les sours Syreeta et Yvonne Wright, la grande Minnie Riperton, les éminences Cecil et Margouleff.et Paul Anka, les Jackson 5, le bassiste James Jamerson et le guitariste pedal-steel « Sneaky » Pete Kleinow en invités-surprise. Ces deux derniers sur « To Shy To Say ». Fullfillingness First Finale paraît en plein été 1974 au sortir d'un grave accident de voiture qui l'a plongé dans le coma. Il dut son salut à la perspicacité de son ami Ira Tucker le réveillant au son de ses mélodies. Un événement qui a conditionné l'enregistrement de ce disque plus intimiste, privilégiant toujours les nappes de piano électrique mais écartant les contrastes et effets des albums précédents. Seul « You Haven't Done Nothin' » et son riff familier sort de la réserve pour énoncer un bilan politique désastreux. L'autre hit « Boogie On Reggae Woman » balance entre un groove synthétique et le retour de l'harmonica et du piano boogie. Rien de révolutionnaire donc, mais il possède à son avantage une atmosphère entêtante qui en fait un parfait disque de soul easy listening réhaussé de précieuses mélodies telles « Please Don't Go ». Les amateurs de sensations fortes ne seront pas déçus par la suite.
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