Dans la foulée de leur premier album, Scimitar revient en force avec un second opus fulgurant, sobrement intitulé Scimitarium II. Formé en 2024 par des vétérans de la scène underground de Copenhague, dont des membres de Slaegt, Gam et Shaam Larein, Scimitar a sorti son premier album en février 2025, acclamé par la critique. Le groupe s'est imposé comme une force de la nature, avec un album bien au-delà de la portée et de l'envergure de groupes pourtant plus établis.Il n'est donc pas surprenant que ce deuxième album puise encore plus profondément dans la même source d'inspiration que le premier. D'une certaine manière, cette fois-ci, une lueur d'espoir perce l'obscurité, même si ces lueurs ne font qu'amplifier la profondeur des ténèbres.S'ouvrant dans un moment de révélation poignant, Scimitarium II débute comme une machine infernale, un vaste et complexe moteur sonore trouvant lentement mais sûrement son rythme inexorable jusqu'à ce que la voix de Shaam A se brise sur ses rythmes naissants comme du verre. Une fois la vitesse atteinte, rien ne semble pouvoir arrêter ce voyage haletant, tandis que ses lignes de guitare anguleuses se faufilent étroitement dans des tunnels caverneux, laissant derrière elles des réverbérations, le tout sous l'effet d'une section rythmique frénétique qui menace de faire s'effondrer l'ensemble. Le Scimitar flamboyant naît de la fumée, des cendres et d'une flamme mystique, s'embrasant pour une renaissance rituelle ; une opération d'autodestruction capable de création incroyable et de destruction terrible.