Chaque nouvel album de NLF3 réserve la promesse d'un cinéma pour l'oreille qui abolit toute impression de déja-vu et Pink Renaissance n'échappe pas à la règle, tenant ses promesses de « nouveau départ ». Un disque de synthèse, au sens propre comme au figuré, où l'électronique vient se lover dans l'organique. D'une manière ou d'une autre, le trio (Nicolas Laureau, Fabrice Laureau, Mitch Pires) poursuit de nouveaux tropismes et prend de l'amplitude (et de l'altitude) sans rien perdre de sa rigueur formelle. Si le EP Beast Me en 2011 les voyait célébrer une fête des morts au-dessous du volcan, alternant doom-rock chamanique et tambour-major de carnaval, Pink Renaissance s'extirpe des ténèbres pour retourner vers la lumière. Véritable kaléïdoscope qui fait la part belle à l'électronique et aux basses onctueuses, l'album s'ouvre sur une pluie d'étoiles filantes : mélodie qui s'élève dans les airs, frappe sèche de la batterie de Mitch Pires et vibrionnements modulaires, le ton est donné d'emblée. Disque d'espoir, d'apaisement et de libération, où pointe néanmoins une touche de mélancolie inhérente aux phases de transition, Pink Renaissance détonne dans le climat assombri de l'époque.
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