Nevertel s'apprête à sortir leur premier album chez Epitaph Records, intitulé *Start Again*.
Ce trio basé en Floride — composé du chanteur Jeremy Michael, du rappeur/guitariste/producteur Raul Lopez et du guitariste Alec Davis — est une espèce rare à une époque saturée d'étiquettes de genre et de playlists dictées par les algorithmes. Puisant dans un cocktail de nostalgie nu-metal, de rugosité hip-hop et d'adrénaline EDM, leur son évoque moins un mélange qu'une détonation soigneusement contrôlée. C'est une vision affinée par des années de débrouillardise DIY et un engagement inébranlable envers la qualité plutôt que la tendance.
Liés à l'adolescence par la musique et les sessions de jeu nocturnes, le trio a transformé ces obsessions formatrices en un projet à part entière qui a régulièrement bâti un essor numérique. De l'auto-édition de deux albums complets et de deux EP à l'accumulation de plus d'1,5 million de streams par semaine, la trajectoire de Nevertel reflète une lente combustion dans une culture obsédée par la viralité instantanée.
Citants des références comme Linkin Park et Bring Me The Horizon, le groupe rend hommage aux titans de leur jeunesse tout en façonnant quelque chose d'indéniablement personnel : un lyrisme émotionnellement brut, des riffs tranchants et des breakdowns. C'est à la fois catharsis et chaos.
Désormais signé chez Epitaph Records depuis 2023, Nevertel est prêt à entamer son prochain chapitre avec une dynamique favorable. En mai prochain, ils rejoindront Sleep Theory (ces camarades de label ont un morceau en collaboration sur ce nouvel album) — un duo approprié pour un groupe dont la musique prospère dans la tension entre vulnérabilité et volatilité.