Mamalarky prospère dans l'entre-deux, un groupe tri-côtier à cheval sur Atlanta, Austin et Los Angeles, façonnant un son qui semble à la fois méticuleusement construit et naturellement déroulé. Leur marque d'indie rock est délicieusement de travers — des envolées psychédéliques tourbillonnantes rencontrent des tangentes de guitare nerveuses, le tout ancré par des refrains tendres et décalés qui s'enfoncent profondément. C'est une musique qui vous invite dans son étrange petit univers, plein de blagues privées et de réflexions nocturnes transformées en or mélodique.
Leur deuxième album, *Hex Key* — marquant leurs débuts chez Epitaph Records — sort en avril, avec beaucoup de kilomètres à parcourir alors qu'ils testent en tournée leur nouveau matériel. Une tournée printanière inclut une série de concerts avec Hinds et une étape au Treefort Music Fest, où leurs sonorités protéiformes se traduiront sans doute par un chaos hypnotique et plein d'énergie.
Formé à Austin en 2016, le line-up de Mamalarky s'est depuis dispersé à travers les fuseaux horaires, mais leur alchimie reste indéniable. La guitariste Livvy Bennett (anciennement de Cherry Glazerr), le claviériste Michael Hunter (White Denim), le batteur Dylan Hill et la bassiste Noor Khan (bassiste de tournée de Faye Webster) fonctionnent comme un groupe qui a passé des années à terminer les phrases musicales des autres. Leur écriture prospère grâce à une interaction cinétique — agile et agitée, mais atterrissant toujours dans un groove profondément satisfaisant.
Bien que l'indie-pop soit l'étiquette la plus facile à leur coller, Mamalarky esquive les pièges les plus prévisibles du genre. Au lieu de se reposer sur une mélancolie légère, ils embrassent la complexité — des signatures rythmiques noueuses, des lignes de basse élastiques et des mélodies qui semblent vous faire un clin d'œil. C'est cérébral mais jamais prétentieux, le genre de musique qui récompense les écoutes répétées, chaque passage révélant un nouveau recoin caché.