Après une jungle foisonnante au pied du Mont Fuji et les néons d'un Tokyo fantasmé, Lucien & The Kimono Orchestra nous plongent cette fois au fond de l'océan, dans le calme d'un jardin japonais enfoui il y a mille ans, où demeurent les statuettes garantes des vieux rêves d'enfance.Lucien décritle processus de composition de ce disque comme étonnement évident.«Il y a des moments pour expérimenter, marcher sur des oeufs, se prendre la tête sur des tentatives dont on n'est pas certains, et il y a d'autres moments pour juste se faire plaisir, faire la musique qu'on aimerait avoir dans son iPod».En résulte un disque qui a pour seule prétention de transmettre le plaisir simple et l'authenticité brute que Lucien y a mis.S'y côtoient «Neptune», un bonbon pop à la française chanté par le voisin musicalMoodoïd, l'envolée psychédélique «Color Dialog», le groovy «Archimedes Of Syracuse» et enfin, bien sûr, le très nostalgique «Mékong», composé un après-midi de mélancolie adolescente et demeuré là près de 10 ans avant de voir le jour.Le tout est clôturé par un émouvant générique de fin, «Hayao's Garden», hommage à Hayao Miyazaki, celui qui nous a tant fait rêver dans ses dessins animés, et que Lucien découvrait, sidéré, à un âge pas très lointain de celui où la mélodie du Mékong germait dans sa tête.«Hayao's Garden» est le disque qui clôture le triptyque du road-trip imaginaire de Lucien & The Kimono Orchestra.L'histoire ne fait que commencer, et il fallait conclure ce premier chapitre de la sorte pour aborder une suite qui promet de nous emmener dans des univers inattendus...