De nos jours, tout le monde est en colère. Internet en est inondé et les gens dans la rue sont en colère. LIFE ne fait pas exception : le groupe incarne la colère latente de la classe ouvrière britannique en 2017. Leur dernier titre, Euromillions, était un véritable coup de maître, sorti de manière provocatrice le jour de l'investiture de Donald Trump, s'attaquant frontalement à la soi-disant « alt-right ». « Vous avez le droit de porter des armes sivous avez les bras de la bonne couleur », hurlait la chanteuse Mez Sanders-Green au milieu d'un vacarme assourdissant. LIFE est basé à Hull, une ville traditionnellement sous-estimée, dont le succès est dû à son titre de Capitale britannique de la culture 2017. Mais derrière cette ascension culturelle et l'attention médiatique, la peur persiste. C'est cette peur qui imprègne le premier album du groupe, comme l'explique Mez : « Popular Music sonne comme la panique et l'angoisse, c'est le son de la rage face à l'inconnu, face à la moindre économie à la caisse automatique.C'est un album qui capture l'état d'esprit de tous ceux qui se sentent exploités, et il y a beaucoup de monde qui se fait avoir en ce moment. » L'album a été produit et mixé par Ian Dowling, lauréat d'un Grammy Award, au studio The Fish Factory à Londres. C'est un album explosif et tonitruant qui ne laisse aucun répit. Un disque punk par excellence, dans la lignée de Sham 69, dont le nouveau single « In Your Hands » (qui ouvre l'album) donne un avant-goût de ce qui nous attend : colère, agitation, tension.