Bye Bye Jackie est, à la base, un disque sur l'amour - sa beauté, sa fragilité, ses échecs - c'est aussi essayer d'aimer dans un monde qui semble souvent trop rapide, trop rigide, trop distrait pour quelqu'un qui s'est toujours senti un peu différent. Cette tension traverse chaque note :la douleur de la connexion, la question silencieuse de l'appartenance. Bye Bye Jackie, le premier album solo de Laura-Mary, dissipe le bruit. C'est plus intime. Plus réfléchi. Écrites dans des chambres d'hôtel, des chambres vertes et des moments de calme à la maison, les chansons sont nées sur une guitare espagnole à cordes de nylon et ont été façonnées lors d'une session de deux semaines à Hackney, à Londres, où Laura-Mary a fait équipe avec Oscar Robertson (sholto) et David Bardon (lunettes de soleil pour les dents de la mer) sur la production, tous deux connus pour leurs approches aventureuses et expérimentales du son. Lee Kiernan d'IDLES figure sur « June Gloom », ajoutant un côté orageux à l'un des morceaux les plus marquants de l'album. Le son puise dans un large éventail d'influences, canalisant la mélancolie brumeuse du Velvet Underground, la sincérité rêveuse des Ronettes et le punch émotionnel lo-fi de Beck dans son plus dépouillé. C'est une musique qui semble intemporelle et hors du temps, imprégnée de nostalgie mais palpitante d'immédiateté émotionnelle, Bye Bye Jackie est le son de quelqu'un qui abandonne des relations, des attentes, des versions de soi qui ne correspondent plus. C'est une lettre d'amour, une note de rupture et un manifeste discret pour tous ceux qui ont vécu une vie un peu hors de la carte. Roswell appelle. Et Laura-Mary est à l'écoute.
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