En 1974, le vibraphoniste de Philadelphie Khan Jamal enregistre l''album sur le label français PALM fondé par le pianiste et compositeur Jef Gilson. Le label offre à Jamal le terrain idéal pour explorer en profondeur les possibilités du vibraphone contemporain. Créé en 1973, PALM s''impose vite comme un label qui ne publie que des enregistrements atypiques. Give the Vibes Some en est une éclatante illustration.Début 1972, Khan Jamal enregistre pour la première fois avec le groupe Sounds of Liberation, quipropose une singulière fusion entre le groove des congas et l''improvisation issue du jazz d''avant-garde. Le saxophoniste Byard Lancaster, figure clé dans le parcours artistique de Jamal, apporte une contribution essentielle à ses explorations en solo. Quelques mois plus tard, toujours en 1972, Jamal signe ses débuts en tant que leader avec Drum Dance to the Motherland, une performance live audacieuse, marquée par un traitement spécifique, autour des réverbérations et des saturations des sons, une expérience unique, qui n''a jamais été reproduite par la suite. Ces deux enregistrements paraissent sur un petit label indépendant géré par des musiciens.La séance d''enregistrement de Jamal donne naissance à Give the Vibes Some. À l''origine, il s''agit d''un album d''exploration du vibraphone en solo, mais deux titres sont enrichis par la participation du célèbre batteur français Christian Vander, fondateur du groupe Magma, qui joue sur le disque sous un pseudonyme.