Depuis un peu plus d'une décennie, EXEK s'est discrètement imposé comme l'un des groupes les plus hypnotiques de la planète, évoluant et mûrissant d'album en album, se révélant peu à peu sans jamais perdre cette étrangeté, insondable et pourtant essentielle qui a fait leur succès. Le 27 février, le groupe post-punk de Melbourne (composé du chanteur et leader du groupe Albert Wolski, du guitariste Jai Morris-Smith, du batteur Chris Stephenson, du spécialiste des synthétiseurs Andrew Brocchi, de de la chanteuse - trompettiste Valya YL Hooi, et du bassiste Ben Hepworth) sortira Prove The Mountains Move, leur septième album et leur première parution chez DFA. Comme le dit Wolski, il est « un peu plus épique » que tout ce qu'il a enregistré jusqu'à présent, un ensemble luxuriant et résolument mélodique de pop surréaliste qui se délecte de contradictions. « Cet album est expérimental dans sa construction », explique Wolski, « mais il ne sonne pas forcément comme tel. » Et pour cause. Le travail a débuté par un après-midi froid de juin 2023, lorsque Wolski et Stephenson se sont retrouvés aux studios Pelican Refill de Melbourne pour enregistrer la batterie – leur rituel pour commencer toute composition. Wolski est ensuite rentré chez lui et a commencé à explorer les rythmes et les breaks enregistrés, laissant les sonorités de la batterie le guider vers des mélodies et des lignes de basse. Il a bouclé, superposé et posé les bases de ce qui allait devenir Prove The Mountains Move : « Je me sens bien quand je bidouille seul, comme un savant fou », dit-il. « J’aimais aussi appuyer sur enregistrer sans idée précise. Le plus souvent, cela m’amenait vers une direction intéressante que mon esprit conscient n’aurait probablement pas explorée. » Et pourtant, d'une manière ou d'une autre, Wolski est parvenu à son œuvre la plus directe depuis le lancement du projet, inspiré par la clarté et la concision de la pop mainstream, par l'attrait puissant et indéniable d'une simple mélodie vocale.