Dick Annegarn répond à l'époque par la joie, la poésie, et la tendresse. Avec un disque lumineux, allègre et profond. « Un disque du matin », dit-il. Le matin pour l'élan, le souffle, l'envie, le grand « allons-y » de la joie. Même quand il évoque une noirceur, les piedsbougent et le corps vibre. C'est une affaire de pulsion ; de pulsion de vie. Il confesse avoir été bouleversé par le « Vous n'aurez pas ma haine » d'Antoine Leiris après le 13 novembre, alors Dick Annegarn a voulu qu'ils n'aient pas non plus son angoisse, son stress, sa rage. À la place, ce sera Twist, l'album le plus souriant de sa carrière. Avec Philippe Avril à la console, l'album s'est enregistré dans cette tranquillité-là au studio Ferber. Beaucoup de premières prises ont été conservées, tant les chansons étaient en pente douce. Autour de lui, des musiciens qui partagent son envie de simplicité, d'élasticité, de rebonds : Jean-Pierre Soules à la trompette, Christophe Cravero au violon et au piano, Olivier Koundouno au violoncelle. L'ami Raphaël est venu pour un duo. Pourquoi Twist ? « Le twist n'est pas un mouvement aux racines sociales profondes comme le jazz, le blues ou le rhythm'n'blues. C'est une culture de l'insouciance, du jeu, de la gouaille, de la provocation... ». Twist se fait heureux, pop et prodigue.