Hurts Like Hell est le sixième album de Charlotte Cornfield, le premier enregistré depuis la naissance de sa fille, un tournant décisif dans sa vie personnelle et artistique. Les thèmes récurrents de l'album, tels que la croissance personnelle, le renouveau et la persévérance de l'amour face aux difficultés, à la honte et à la maladresse, puisent leur source dans ce moment. « Cette expérience m'a permis de prendre du recul et d'avoir une perspective différente sur les choses », confie-t-elle. « La vulnérabilité, la fragilité et l'intensité de tout cela m'ont incitée à me recentrer sur moi-même et à prendre du recul. » Hurts Like Hell est l'album le plus sincère et le plus puissant de sa carrière, et aussi le fruit d'une collaboration intense. Installée au studio Sugar Mountain de Philip Weinrobe à Brooklyn, Cornfield s'est entourée d'un groupe complet, comprenant El Kempner (Palehound), Bridget Kearney (Lake Street Dive), Adam Brisbin et Sean Mullins, avec les contributions essentielles de Núria Graham et Daniel Pencer. Cornfield a ensuite recruté Feist, Buck Meek, Christian Lee Hutson et Maia Friedman pour chanter sur l'album. Les fruits de ce travail sont immédiatement perceptibles dès le premier single, “Hurts Like Hell”, une ballade country empreinte de nostalgie que Cornfield décrit comme « une histoire d'amour timide ». Le groupe s'épanouit pleinement dans le flow si particulier de Cornfield, comme pour bercer le cœur de son héroïne. La vulnérabilité et l'authenticité de la chanson témoignent de la confiance mutuelle et viscérale qui règne entre Cornfield et ses musiciens. Leur son se situe entre Nashville Skyline et Harvest : une réponse chaleureuse et riche à son appel poignant et plein d'espoir. La magie de Hurts Like Hell opère en grande partie grâce à l'harmonie que Cornfield crée. Emportés par les voix de Meek ou Hutson, les personnages prennent vie sous nos yeux, comme par un coup de pinceau. L'arrivée de Kempner ou Kearney révèle une facette éblouissante de l'alchimie naturelle et explosive de son groupe. Sur “Kitchen”, Friedman fait écho à l'émerveillement de Cornfield face à son coup de foudre, retranscrivant cette émotion à son paroxysme. Sur “Living With It”, elle est rejointe par Feist, rencontrée via une conversation de groupe pour musiciennes et mères en tournée. Cornfield aborde cet album avec les cicatrices de son passé et l'espoir d'un avenir meilleur. Prenant du recul et réfléchissant à l'orientation musicale qu'elle souhaitait donner à sa musique après son accouchement, elle a eu le courage de demander de l'espace, du temps et de l'aide, auprès de personnes et de lieux familiers ou inattendus : une conversation de groupe, des auteurs-compositeurs qu'elle admirait sans les connaître, des amis dont une chanson oubliée lui a inspiré le refrain d'une nouvelle. Chaque « oui », chaque mémo vocal, chaque fichier partagé, chaque porte ouverte ont contribué à ce moment charnière de la carrière de Charlotte Cornfield. Appelez ce m