Le compositeur et multi-instrumentiste libanais Charif Megarbane revient avec *Hawalat*, un nouvel album qui mêle harmonieusement un mélange d'influences sonores et de collaborations venues du monde entier. Prévu pour une sortie chez Habibi Funk, *Hawalat* s'appuie sur la capacité distincte de Megarbane à fusionner psychédélisme méditerranéen, jazz, hip-hop et éléments orchestraux en une expérience d'écoute évocatrice. Tracklisting 1. Hanadi 2. Dreams of an Insomniac 3. Al Dollarji 4. Les Vents Dominants 5. Al Bahriye 6. Miramar 7. The Invisible Cut 8. Helia featuring Sven Wunder 9. East of What 10. La Calypso 02:41 11. Hawalat 12. Sfiha 13. La Virgule Suspendue 14. Preamble to the Conclusion 15. Chou Ostak 16. What Happened Next 17. Jana 18. Bil Fey (Digital bonus track) 19. Ni Vu Ni Inconnu (Digital bonus track) S'inspirant de la hawala, un système de transferts d'argent informels vers certains pays touchés par un manque de monnaie ou des contextes instables, Megarbane renverse ce concept, le réimaginant comme un échange artistique traversant les cultures, les générations et les géographies. Cet esprit de mouvement créatif est incarné par la nature amalgamative de l'album, avec des contributions d'un line-up international d'artistes, incluant la chanteuse de jazz londonienne Sahra Gure, la chanteuse italo-tunisienne LNDFK, le pianiste napolitain Dario Bassolino, le beatmaker et violoniste berlinois FloFilz, et un arrangement orchestral de 18 musiciens du compositeur suédois Sven Wunder. Enregistré dans plusieurs lieux, de Beyrouth à Brooklyn, de Stockholm à une commune rurale française, le voyage sonore de l'album reflète son postulat thématique. Musicalement, la tracklist de *Hawalat* parcourt un voyage varié de textures et de tempéraments. L'ouverture de l'album, *Hanadi*, est un groove percussif d'inspiration somalienne avec des voix sans paroles et des lignes de saxophone envolées. Des morceaux comme *Al Dollarji* et *Al Bahriye* résument le son méditerranéen signature de Megarbane, tandis que *Helia*, interprété avec le Stockholm Studio Orchestra, met en valeur ses sensibilités cinématographiques. *Jana*, un hommage au défunt maître malien de la kora Toumani Diabaté, voit Megarbane transformer sa guitare en un instrument semblable à une kora, fidèle à son engagement envers l'expérimentation. Après *Marzipan* (2023), qui portait un regard intérieur sur le cœur du Liban, *Hawalat* s'étend davantage vers l'extérieur, explorant les thèmes de la diaspora, de l'exil et de la migration artistique. « Autant *Marzipan* était un portrait du Liban de l'intérieur, *Hawalat* reprend là où il s'est arrêté », explique Megarbane. L'album évite les reconstitutions nostalgiques du passé, se situant plutôt confortablement dans le présent avec un son à la fois intemporel et contemporain. Connu pour sa production prolifique — ayant sorti plus de 100 projets sous divers pseudonymes — Megarbane continue de défier toute catégorisation, créant ce qu'il appelle « Lebrary music » : une fusion sans frontières, ancrée dans la Méditerranée, de library music, d'afrobeat, de hip-hop et de jazz. Son éthique de spontanéité s'étend à ses performances live, où lui et son groupe réinterprètent les chansons à nouveau avec