Avec Caliciuri, Cali signe sans doute son album le plus intime. Derrière ce titre, son véritable nom de famille : celui qu'il avait laissé de côté il y a plus de vingt ans lorsqu'il a choisi « Cali » comme nom d'artiste, une identité plus légère à porter face à l'inconnu d'une première carrière musicale. Un surnom hérité de son enfance en Catalogne, dans son village où on l'appelait « le petit Cali ».Aujourd'hui, après tous ces albums, tous ces concerts, tous ces chagrins, ces lumières, ces désillusions et surtout ces grandes joies qui ont arraché peu à peu des bouts de sa peau pour les transformer en chansons, serait-il à l'os ? Caliciuri. Ce qu'il reste de lui. Il ne pouvait que choisir ce nom, son vrai nom, pour sortir un album aussi personnel et organique, à cette époque périlleuse où il est ardu de discerner la réalité du mensonge.Afin de donner vie à ce projet, Cali a fait appel à Fred Pallem, dont l'écoute et la sensibilité subliment ces nouvelles chansons. À travers ces 42 minutes, Cali, à 58 ans, fait l'état des lieux et se confesse dans la jeunesse de sa vieillesse. Enregistré à contre-courant de l'époque au studio Black Box près d'Angers, avec de vrais instruments, de vrais amplis et de grands musiciens, cet album s'impose déjà comme le témoignage d'une authenticité salvatrice.