Bézier signe son grand retour chez Dark Entries avec Decompose, un album de musique mélancolique et planante. Le multi-instrumentiste Robert Yang collabore régulièrement avec le label depuis plus d'une décennie, proposant des morceaux explorant toute la palette stylistique du disco énergique aux compositions ambient épiques et luxuriantes. Decompose, le deuxièmealbum de Bézier, est peut-être son oeuvre la plus introspective à ce jour. Fruit de près de dix ans de travail, c'est une exploration profonde de la vie, du deuil et de la quête de soi. Si l'on devait tirer une carte du tarot pour cet album, ce serait le Neuf d'Épées. L'album rend hommage aux victimes de la boîte de nuit Pulse.Cet album rend hommage aux vies perdues et aux souffrances endurées à cause du génocide en cours à Gaza. Le morceau éponyme prend la forme d'un chant bouddhiste, une méditation synthétique et introspective qui monte en puissance jusqu'à éclater en arpèges à la John Carpenter à mi-chemin. Des titres comme « Egg », « Marionette » et « A Fading Citadel Atop Black Sand Bluffs » développent cet univers sonore, où des mélodies complexes et une réverbération caverneuse suscitent chez l'auditeur des sentiments de claustrophobie et de chute libre. Les morceaux les plus dansants de l'album, tels que « Codebreaking » et « Split a Path Towards the Thicket », sont des titres techno spartiates et hypnotiques, filant vers une introspection profonde. Decompose relate le parcours de Yang en quête de paix intérieure, en tant qu'Américain d'origine asiatique et homosexuel. Au cours de ce processus, il a appris à réintégrer des pans oubliés de son identité pour les faire s'épanouir pleinement. La pochette de Decompose a été conçue par Eloise Shir-Juen Leigh et présente une photographie de Frankie Casillo montrant Robert allongé sur un lit de pierres en posture de savasana, ressemblant à un ascète, évoquant l'ambiance monastique de l'album.