Oblivion Seekers

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Être à l'écoute du monde tel qu'il est, c'est être imprégné de langage. La parole résonne dans presque tous les espaces où se trouvent des êtres humains, qu'elle soit désirée ou non, banale ou profonde. Les mots s'accumulent sur la page et résonnent à l'oreille, proliférant à l'infini. Cette surabondance fascine depuis longtemps le compositeur et musicien Ben Vida, mais ces dernières années, elle a donné naissance à une nouvelle méthode de création musicale qui, simultanément, exalte et interroge la primauté du langage dans nos environnements sonores et culturels. Avec douceur et malice, Vida déconstruit la hiérarchie du sens et du son du langage jusqu'à ce qu'ils coexistent en une harmonie égalitaire. Oblivion Seekers est le dernier album de Vida dans ce mode de composition, faisant suite à sa collaboration de 2023 avec l'ensemble de musique contemporaine Yarn/Wire, The Beat My Head Hit. À l'instar de son prédécesseur, cet album met l'accent sur des duos parlés coordonnés, sur un ton neutre. Les cadences variables des mots en mouvement créent des structures rythmiques internes complexes. Il est rejoint par les voix de Nina Dante, Christina Vantzou, John Also Bennett et Félicia Atkinson, créant une sonorité singulière, ni la leur ni la sienne, fluide dans son expression de genre, son accent et sa diction. Les compositions instrumentales qui forment la trame de fond de l'album ont le flux naturel d'un dialogue, conversationnel mais discret, rarement moteur de changement. Ici aussi, Vida a fait appel à un ensemble de musiciens accomplis pour l'accompagner : Dante à la harpe, Bennett à la flûte basse, Matt Bauder et Will Epstein aux saxophones, Henry Fraser à la basse, Cleek Schrey au violon et Booker Stardrum aux percussions. Ces éléments forment des structures en treillis dans lesquelles le texte se faufile, souvent en s'appuyant sur les temps forts, mais se déplaçant librement au sein de chaque phrase mélodieuse. Une atmosphère sereine se dégage, renforcée par le rythme retenu des voix, donnant l'impression d'une musique qui se déroule comme un long mantra sans jamais vraiment revenir à son point de départ. L'effet est envoûtant et captivant, suggérant la répétition sans jamais se répéter à l'identique. L'instrumentation varie sur chacun des quatre morceaux de l'album ; “Be Yr Own Abyss” est défini par le contrepoint ondulatoire des saxophones, tandis que le carillon ambigu du vibraphone plane sur “Oblivion Seekers” et que la basse puissante de Fraser offre la seule entrée en scène dramatique de l'album. La musique se métamorphose à l'oreille, le texte redéfinissant et recontextualisant sans cesse la forme et le mouvement de la composition, tout en conservant une aura d'une beauté surnaturelle. Le texte s'inspire souvent de bribes de paroles que Vida a rencontrées tout au long de sa vie, au fil de ses compositions : des murmures entendus dans la file d'attente du supermarché, des phrases marquantes d'un roman qu'il lisait, des impressions de la m