Depuis une décennie maintenant, BAD SUNS prospèrent dans cet équilibre parfait entre le polish du rock indé et l'énergie de l'alt-pop moderne, façonnant un son à la fois urgent et intemporel. *Accelerator*, leur cinquième album studio, ne se contente pas d'affiner cette identité : il la propulse vers de nouveaux territoires. Les Stratocasters scintillent à travers des amplis Vox saturés, les synthés déferlent comme les lumières de la ville tard dans la nuit, et la section rythmique pulse d'une énergie incessante et indéniable. C'est un disque qui ne se contente pas d'avancer : il exige l'attention.
L'évolution du groupe a été constante. Depuis leurs débuts à se faire les dents sur des tournées avec Halsey et The 1975, Bad Suns ont passé les deux dernières années à étendre leur portée au-delà des frontières des genres, prouvant leur polyvalence dans les grands festivals et les salles emblématiques. Qu'il s'agisse d'électriser le Red Rocks aux côtés d'All Time Low, de faire la première partie d'Angels & Airwaves, ou de conquérir le public pop de Finneas lors de leur tournée américaine 2025, ils se sont imposés comme un groupe sans frontières.
De nouveau piloté par leur collaborateur de longue date Eric Palmquist (MUTEMATH, Thrice) aux Palmquist Studios, *Accelerator* semble être l'œuvre la plus aboutie conceptuellement du groupe à ce jour. Ses 12 morceaux se déploient avec une ambition cinématographique, équilibrant des refrains imparables avec une résonance émotionnelle qui change selon la façon dont on les aborde. C'est un album qui ne reste pas en arrière-plan : il supplie d'être vécu.