{"product_id":"multi-artistes_the-legacy-of-electronic-funk_2016_son","title":"The legacy of electronic funk","description":"The Legacy of Electronic Funk : Apparue à la toute fin des années 70 et ayant couru sur une courte période de sept\/huit ans, jusqu'à l'arrivée de la plus contemporaine New-Jack et du raz de marée Hip-Hop, l'Electronic Funk n'en est pas moins extrêmement intéressante. En effet, ce mouvement qui comprend le P-Funk et le Boogie entre autres, a été un des premiers à embrasser la révolution technologique amenée par l'arrivée de nouveaux instruments : les synthétiseurs et boîtes àrythme. Conçus par les usines de la marque Roland (suivi de près par Yamaha en particulier avec sa gamme star de synthés DX), ces derniers vont prendre la forme d'une véritable révolution, transformant en profondeur l'essence même de la black music. Certains puristes diront même qu'ils ne se reconnaissent pas dans ce profond changement. Jusque là, le funk était une musique plus organique, faisant la part belle aux basses slappées, aux cuivres et aux guitares avec pour figures de proue des artistes tels que James Brown, Sly and the Family Stone, Earth Wind and Fire, ou encore, les Isley Brothers. L'Electronic Funk quand à elle, se démarque clairement de sa grande soeur à travers bien des aspects. Effectivement, outre l'utilisation massive des synthétiseurs et boîtes à rythme et parfois de voix robotisées au vocoder ou à la talkbox (« Star Search » de Mico Wave, ici en version rare 12? Shep Pettibone Mix, « The Sound of Music » de Dayton, « Are You With Me » des Isley Brothers ou encore « Computer Love » de Zapp, ici dans une version rare [LP remix]), elle met véritablement la mélodie en avant (la marque de fabrique des années 80), en accentuant toutes les composantes du son : les basses sont plus denses et grasses, les caisses claires sont plus puissantes (voire surpuissantes!) etc Prenez pour exemple le groupe The O'Jays et faites la comparaison entre leur tube « For the love of money » et le titre « Put Our Heads Together » ici présenté dans une version peu connue (la single version de sept minutes) et en troisième position de la compilation : les différences entre les arrangements et instruments sont flagrantes et reflètent parfaitement cette évolution musicale. Tout au long des années 80, l'Electronic Funk a été portée par des producteurs et artistes à la renommée quelque peu limitée mais dont l'influence énorme sur la musique actuelle n'a jamais été démentie. Pêle-mêle, nous pourrions citer Kashif, Evelyn « Champagne » King, Roger Troutman, Mtume, SOS Band, Glenn Jones, Paul Laurence, Leon Sylvers III, entre autres... Ce mouvement est, d'une certaine manière, encore très présent aujourd'hui puisqu'une nouvelle génération issue du Hip-Hop (YG, Kid Ink, DJ Mustard...), de l'Electro (Chromeo, Breakbot, Dax Riders...) de la Nu Funk (Dam-Funk, Onra...) et du Rn'B (T-Pain) s'est appropriée tous les codes de ce mouvement. Enorme influence du rap de la côte ouest américaine, Dr Dre, Snoop Dogg, Ice Cube, DJ Quik, E-40, 2Pac pour ne citer qu'eux, n'ont eu de cesse de sampler les musiques de George Clinton, Mtume ou Roger Troutman. Enfin, que dire des Daft Punk, avec leur son Electro\/Funk et leurs voix robotisées?.. (Jetez d'ailleurs une oreille attentive à la première piste de cette compilation, avec le titre « Release the Beast » de Breakwater, cela devrait sensiblement vous rappeler le titre « Robot rock » des artistes français casqués...). La filiation avec l'Electronic Funk paraît, en tout cas, des plus évidentes.","brand":"Multi-artistes","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":57712797974872,"sku":null,"price":20160923.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"url":"https:\/\/vinyles.com\/products\/multi-artistes_the-legacy-of-electronic-funk_2016_son","provider":"Vinyles.com","version":"1.0","type":"link"}