{"product_id":"georgius_le-joyeux-chansonnier-digipack_2019","title":"Le joyeux chansonnier Digipack","description":"\"Né le 3 juin 1891 à Mantes-la-Ville, Georges Guimbourg s'intéresse très jeune à la musique et à la chanson, prend des leçons de piano et grimpe sur les planches dès l'âge de 10 ans au sein d'une société d'amateurs de Rosny-sous-Bois où il demeure. Plus tard, en 1908, travaillant dans le commerce à Paris, un collègue le présente au marchand de programmes du Concert du XXe siècle (bd Montmartre). Il est engagé pour trois jours à 15 francs les deux chansons. Il adopte alors le pseudonyme de Georgius lorsque l'impresario Dalos lui trouve des engagements dans les cafés-concerts de quartier : La Fauvette, Chansonia, le Casino de Montmartre... Alors interprète de romances, il commence à glisser dans son répertoire quelques chansons comiques qui accrochent notamment l'oreille du régisseur de la Gaîté- Montparnasse lequel, en 1912, lui conseille de se spécialiser dans ce genre qui semble mieux lui convenir. Engagé pour un an, avec l'obligation d'amener cinq chansons différentes par semaine, Georgius épuise vite le répertoire et commence à écrire ses propres textes dès 1914, son contrat ayant été renouvelé deux fois. C'est l'apprentissage du métier où son sens de l'observation le conduit à exercer ses talents dans les parodies. Mais il a du style et n'adopte pas un accoutrement de comique personnalisé, il reste fidèle au frac noir, une fleur à la boutonnière. Après une année à fréquenter divers cafés concerts, il retrouve, cette fois en tête d'affiche, la Gaîté-Montparnasse où il monte quelques pièces dont il est l'auteur. En 1919, il fonde sa propre troupe de comédiens-chanteurs, Les Joyeux Compagnons avec lesquels il produit de nombreuses revues et pièces en un acte qui concluent la représentation. Auteur prolifique, il écrit une centaine de chansons par an*. Si nombre d'entre elles ne vivront que le temps d'un spectacle, quelques-une resteront dans les mémoires comme Les Archers du roy (publiée en 1918) dont il se vendra, parait-il, 350 000 petits formats ou Le Fils père (1924) qu'il n'enregistrera jamais, le thème étant un peu scabreux pour l'époque**. En janvier 1921, Georgius est à la barre de la revue “Fais-moi rire” à l'Européen. En septembre, au Concert Mayol, un vrai tour de chant comprenant 10 chansons constitue la première partie de son spectacle. Se présentant devant un décor, Georgius endosse tous les rôles de ses personnages dans une sorte de synthèse entre le caf' conc' et le music-hall. Visionnaire, il sait que le café concert de papa ne survivra pas après la guerre et, anticipant sa disparition, le fait évoluer vers de nouvelles formes, Possédant une diction parfaite, il se produit (et se produira toujours) sans micro devant un orchestre auquel il ajoutera un jazz (c'est à dire une batterie) dès 1925. En février 1922, Georgius grave ses premiers disques, six titres dont Sur la pointe des pieds, Un agent courait et Les Archers du roy***. Les séances vont alors s'enchaîner sans interruptions : La Plus bath des javas*** et Par Politesse (1924), Le Genre de la maison qui ouvre son tour de chant (1928)... En tout, 177 graavures jusqu'en 1950. En 1926, au Zénith, puis à l'Européen, Georgius présente son “Théâtre chantant”, qui comprend divers artistes puis les “Chansons de Paris” par lui-même en première partie, suivis d une comédie musicale après l'entracte. Entre les deux, il se présente seul sur la scène de l'Empire. Sa revue “C'est Paris qui chante” est jouée en 1928, à la Nouvelle Scala. Seul faux-pas : participant à la revue “Allo, ici Paris”, il ne convainc pas le public du Moulin Rouge. Par contre, celui des Bouffes du Nord l'applaudit à la tête d'une troupe de 25 artistes (dont Sinoël et Esther Lekain) dans “Le Roi des sauvages”. En 1929, le “Théâtre chantant” est à Bobino.... Nous n'allons pas énumérer tous les spectacles, à Paris comme en province, qui ponctuent une carrière menée tambour battant. Devenu une grande vedette du music-hall, Georgius tourne son premier film, “Pas de femmes” avec Fernandel, en 1932. D'autres comédies sans prétentions suivront, mais le grand écran n'est pas son affaire, c'est sur scène devant son public qu'il excelle et qu'il triomphe ! En 1933 et 34, il a pris la direction de la Gaîté-Montparnasse, là où il a débuté, qu'il rebaptise Studio d'Art Comique avant de renoncer suite aux difficultés financières. L'apogée de sa carrière, illustrée par ses meilleures chansons et ses plus grands succès, se situe tout au long des années 30 : Triste lundi, Au lycée Papillon (1936), Monsieur Bébert , La Mise en bouteilles (1937), Ça c'est de la bagnole ((1938), Sur la route de Pen-Zac, 160 000 78 tours (1939), etc. Surnommé “L'Amuseur public n°1”, il joue au théâtre, pousse les couplets de l'opérette “Dédé” aux Bouffes-Parisiens, participe à la revue “Parade de France” au Casino de Paris, chante au Boeuf sur le Toit... C'est à l'Alhambra, en 1935, qu'il étrenne son célèbre habit blanc, un chrysanthème à la boutonnière. Très actif durant l'Occupation sur scène et à la radio (ce qui lui sera reproché malgré quelques couplets perfides bien envoyés : Il travaille du pinceau, En vélo, Méfie-toi de la patrouille), il assure la direction artistique de trois théâtres, l'Étoile, l'Ambigu et le Théâtre Antoine (revue “Paris 1900”). En avril 1944 est jouée “La Revue de Georgius” à Bobino. Il retrouvera le music-hall de la rive gauche en octobre 46, puis en mai 51, avant d'y faire ses adieux à la scène en avril 1954. Entre temps, Georgius a pris la plume, après Au lycée Papillon, son premier roman, il se lance dans une série de policiers sous le pseudonyme Jo Barnais. De temps en temps, il quitte sa ferme de l'Oise, par exemple pour enregistrer son premier 33 tours ; publié en 1965, qui sera suivi d'un Musicorama à l'Européen et de quelques passages télévisés dans les émissions de Michèle Arnaud et de Jean-Christophe Averty. Et, tandis que Les Charlots relancent avec succès Sur la route de Pen-Zac, Georgius s'éteint, après une vie bien remplie, le 8 janvier 1970 à Bazoches-sur-Guyonne... à ne pas confondre avec Fricandeau-sur-Baloche... Quand les andouilles voleront ! Véritable phénomène doté d'un talent exceptionnel, Georgius est bien plus qu'un ”fantaisiste”, c'est un grand humoriste, un auteur, inventeur d'oeuvres comiques, loufoques, non-sensiques, cocasses et hilarantes qu'il développe, avec une verve inépuisable, en un délire progressif. Observateur hors pair, il pioche tous azimuts à partir d'un événement, d'une situation pour composer une chanson, véritable petite pièce insolite, agrémentée d'apartés, de commentaires, de dialogues et de sketches, et tire sans sommation dans tous les coins avec un allant, un battant, un sens de la répartie qui font crouler l'assistance, du titi à l'intello (Colette, Dullin, Desnos, Leiris, Guitry...). Sur un rythme trépidant qui s'appuie sur les excellentes musiques qui collent parfaitement aux paroles, il tient la scène plus de deux heures sans temps morts, mettant dans sa poche le public grâce à sa gouaille, son esprit, sa gaîté, ses allusions grivoises et ses incongruités, avec ses charges, ses pastiches et ses histoires à dormir debout. Une tornade ! Peut-être le plus grand comique de l'histoire de la chanson.\"","brand":"Georgius","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58138963837272,"sku":null,"price":20190901.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0898\/4943\/0360\/files\/3540139870411.jpg?v=1787352129","url":"https:\/\/vinyles.com\/products\/georgius_le-joyeux-chansonnier-digipack_2019","provider":"Vinyles.com","version":"1.0","type":"link"}