Song for Abbey est un hommage à l'immense chanteuse, compositrice, poétesse, activiste et actrice Abbey Lincoln, qui a marqué l'histoire du Jazz de sa voix unique.Rendre un hommage, c'est reconnaître une dette. Que doit-on à Abbey Lincoln? Elle a tracé un chemin spirituel et esthétique d'une richesse grandissante au fil de sa carrière. Connue comme une interprète bouleversante et singulière, notamment au côté de Max Roach, elle s'est révélée sur le tard la songwriter d'une oeuvre étonnante: à la fin90 elle publia une série de disques éminemment personnels, qui dessinent un songbook majeur, pourtant peu repris."Caged Bird", "Learning how to Listen", "The Music is the Magic"... des merveilles que Marion Rampal, intimement influencée par cette grande dame aux mille vies et aux mille chapeaux, célèbre aux côtés de ses musiciens. Aux compositions phares ou plus confidentielles de Lincoln, Ils mêlent des reprises éclairant ses ancrages, ses amours musicales (Dylan, Oscar Brown Jr...), dont Skylark, avec en invité le guitariste Bill Frisell, et un morceau original, cosigné et chanté avec un musicien qui fut un compagnon de route d'Abbey, Archie Shepp.Foisonnant de mélodies autant que de matières libres, sauvage et joyeux, Song for Abbey se veut être un geste de mémoire vive, invoquant et partageant l'esprit d'une immense artiste, qui considérait le Jazz comme la forme la plus propice à ce qu'elle appelait "la construction du caractère".« Une voix étonnante. » --- TÉLÉRAMA ---.« Une voix qui enchante tout ce qu'elle rencontre » --- FIP ---.« L'une des plus belles voix de sa génération fait revivre l'héritage de la sublime chanteuse et songwriter Abbey Lincoln : frissons garantis. » --- JAZZ MAGAZINE ---.« Marion Rampal a une espèce de retenue, d'élégance, de justesse dans les sentiments qui arrive à toucher directement dans le coeur les mélomanes qui l'écoutent. » --- FRANCE INFO ---.« S'il existe un moyen d'échapper à la séduction de Marion Rampal, il nous est inconnu. » --- TÉLÉRAMA ---.« J'ai 19 ans. Ma mère m'offre un CD, Wholly Earth. La rencontre est instantanée, profonde. Un son, un esprit, une poésie. Découverts au fil des années, les disques d'Abbey Lincoln m'accompagnent. Une oeuvre farouche, inclassable. Les années passent ; des chansons s'écrivent, je me perds, je me trouve et, en filigrane, je parle toujours d'un hommage à la grande artiste. Et par-dessus tout, il y a la rencontre avec Archie Shepp, Shepp avec lequel Abbey Lincoln a chanté, avec lequel j'ai la chance de chanter depuis bientôt quinze ans. Archie Shepp, tout comme Abbey Lincoln, est l'orfèvre d'un songbook trop peu repris, trop peu étudié dans les écoles de Jazz. Le jazz est l'oeuvre de grands créateurs et créatrices qui avaient leurs mondes, singuliers. C'est aux côtés d'Archie, et en rencontrant Jason Moran que je perçois ces enjeux de mémoire, et qu'il nous incombe, aujourd'hui, de refaire la lumière sur certains répertoires. Mémoire, invention, transmission. Moran me raconte une séance avec ses étudiants de Boston, autour d'une composition de Kid Ory. Les jeunes jouent la pièce, puis lèvent les yeux de la partition. Il les saisit : « Maintenant regardez-vous! Regardez ce sourire que vous avez tous! C'était ce sourire qui était noté dans la partition. C'est ÇA que Kid Ory a écrit là, pour vous, aujourd'hui. ». They call it Jazz. »--- Marion Rampal ---.